La fin de ce trimestre a sonné. Et à la propagation de ce son vient se mêler une foule d'hésitations, de questions. Pour mieux vous en faire part, j'ai trouvé ce petit poeme dont j'attends votre avis qui se voudra franc. Si certains connaissent l'auteur, je les prie de ne rien divulguer afin de ne pas influencer le jugement des autres. Place au texte :
Désespérante destinée
Le proverbe, depuis toujours, dit que l'espoir fait vivre
Devrais-je l'écouter et désormais tout cesser ?
Cesser ce combat... Il y a pourtant si peu d'années
Qu'il a débuté pour, qu'entièrement, je m'y livre.
Certains n'ont pas attendu ma venue pour voir
Que ce long chemin sinueux nommé existence
N'offrait aucune chance de repentance.
Mon futur, aucun besoin de devin pour le prévoir.
De cette belle et abondante source d'espérances,
Tellement souhaitées et encouragées au départ,
Croît l'indétectable venin de la dépendance.
Vaine lutte contre un visage rendu ami par le fard.
Ce trop-plein d'espoirs créé la promesse de gloire,
Un succès assuré qui n'arrivera jamais.
L'important espace que jadis la confiance comblait
Est occupé par l'épais brouillard du désespoir.
Des perspectives de rêves sont présentées et proposées
Dans l'unique but de vous être retirées par la suite.
Vos secrets désirs vous côtoient pour mieux prendre la fuite.
Et rien ne blesse davantage qu'un rêve brisé.
Peu de gens aboutissent à ce terrible constat
Ou bien n'en mesurent pas l'horreur des conséquences.
Je devais et dois en espérer bien trop de l'existence
Pour me mettre dans un si tristement pathétique état.
On me dit de combattre sans partir vaincue.
Mais il n'y aura absolument aucune bataille.
Un combat doit avoir une mise et elle est déjà perdue.
Devant cette fatalité, je cherche des raisons qui vaillent
La peine d'essayer de contrer cet hasardeux Destin,
Redoutable adversaire tant injuste et malin.
Mener une vie à la banalité effrayante
Est, à regrets, pour moi synonyme d'épouvante.